JADIS, un vieil homme, sa femme et leur fille vivaient ensemble.
Un jour, le vieil homme surnommé Grand Sage et sa femme, appelée
Douce Plume, s’en allèrent couper du bois dans la forêt. Quand
alors le soir vint, la jeune fille ne vit pas revenir ses parents.
Inquiète, elle décida de partir à leur recherche sans attendre,
malgré la nuit qui tombait et les cris des animaux sauvages qui
résonnaient autour de leur habitation. Elle arriva dans la forêt
sombre et monstrueuse. Un monsieur barbu alla la voir et lui
demanda : « Comment t’appelles-tu ? ». La
jeune fille lui répondit : « Bonsoir je m’appelle Pat
de prés non ». La jeune fille reprit sa route et croisa
un renard : « Bonsoir » lui dit le renard.
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« Que fais-tu dans la monstrueuse forêt ? »
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« Je cherche mes parents » lui répondit la petite fille.
La
jeune fille reprit sa route et arriva dans un château en haut de la
montagne de Pierre. Elle toqua à la porte « toc,toc,toc,» et
une princesse ouvrit la porte puis lui demanda ce qu’elle venait
faire. Pat de prés non lui répondit : « Je
cherche mes parents vous ne les avez pas vus ? » La
princesse eut pitié et lui offrit à manger pour dormir. Le matin à
la première heure, la jeune fille reprit sa route et marcha
longtemps, longtemps, longtemps, et encore longtemps et arriva
jusqu’à la lune mais elle était froide et méchante. Peu après
elle croisa un inventeur qui
s’appelait Moreau, il lui dit : « Bonjour que fais-tu
ici ? »
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« Je
cherche mes
parents » dit-elle en grelottant. L’inventeur lui donna sa
toute dernière invention "le manteau Moreau ", le manteau
à température ambiante. Elle reprit sa route et elle
marcha très très très très très loin et elle arriva dans la
forêt sombre et monstrueuse du début . « J’ai marché
tout ça pour rien ! » La petite pleura très très
longtemps et quand elle n’eut plus envie de pleurer elle reprit
sa
route. Jusqu’à arriver dans une maisonnette depuis laquelle elle
entendit les paroles de son père Grand Sage « Iahaihaou »
que seule la petite fille pouvait comprendre. Cela voulait dire « au
secours
on est piégés dans un souterrain. Ne sonne
surtout pas à la sonnette ou tu tomberas
avec nous ». Elle sonna à la porte mais elle ne tomba pas car
le mécanisme du piège était rouillé comme la grand-mère qui
ouvrit la porte. La grand-mère lui donna à manger, la nourriture
était empoisonnée et très chaude, c’était sensé lui faire
fondre le bras à cause de la chaleur. Mais grâce au manteau Moreau,
la petite fille sortit
sa hache d’indienne et menaça la vieille
sorcière en lui demandant où
étaient ses parents.
La vieille
sorcière refusa de lui répondre. La petite fille lui coupa donc le
bras. La sorcière lui dit que ses parents étaient dans la crevasse
au fond du jardin. Elle les remonta du trou grâce à une corde et
la jeune fille retrouva alors ses parents et ils purent, ensemble,
reprendre le cours de leur vie au cœur de la tribu des Âmes
futées.